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13 juin 2026 6 13 /06 /juin /2026 07:34

Une petite image vaut mieux qu'un grand discours... et bien justement, dans la vidéo, il y a les deux. 

Les vayus jouent un rôle essentiel dans l'harmonie de la circulation de l'énergie. 

Voici une première vidéo sur ce sujet, une autre suivra un peu plus tard !

Bon visionnage !

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24 avril 2026 5 24 /04 /avril /2026 09:06

Les points du feu sont essentiels à la compréhension de la structure énergétique et à la pratique du yoga; ils permettent à l'énergie de circuler de façon optimale. Dans certaines techniques, c'est sûr eux qu'il faut se concentrer. 

Voici donc une petite vidéo pour les expliquer, suivi d'une petite séance à faire en yoga nidra : pourquoi en nidra ? Parce que dans cet état de conscience modifiée, il est plus facile de ressentir la structure énergétique et de visualiser ces points du feu sans que cela ne passe par le pur intellect, car au début, dans une pratique de yoga, on imagine, plutôt que l'on ressent.

Ainsi, puisque j'ai recommencé une chaîne à zéro qui s'adresse pour l'instant à des débutants complets, afin de les conduire peu à peu,  via vraie progression, à une pratique plus complète,  cette étape sur la compréhension de ces points du feu et de leur rôle me paraissait intéressante à proposer.

 

 

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18 mars 2026 3 18 /03 /mars /2026 14:49
ardhanariswara

 

Dans la mouvance des années 60 qui a réinventé le yoga, naît dans l’état de la Californie où le corps est déifié, le yoga postural. Quelques années plus tard naît la notion de féminin sacré, revendiquée par les femmes, pour affirmer leur identité et singularité face à une société éminemment machiste.

 

Qu’est-ce que c’est ?

Ce féminin sacré se réclame d’une forme de chamanisme qui permettrait à la femme de puiser dans une pratique mystique   tout ce qu’il faut pour nourrir sa profonde pureté. Selon les prêtresses de ce mouvement, elle serait naturellement reliée à la Terre, comme une enfant hautement privilégiée, et à la lune dont elle partage les cycles. Elle accroîtrait sa sensibilité en plongeant ses racines dans la terre, et sa puissance et son indépendance en se calant sur les rythmes lunaires. Les modèles féminins sont empruntés à celles qu’on a diabolisées : magiciennes, sorcières, chamanes  sont acclamées comme des femmes d’une grande puissance :  les hommes les ont combattues au fil des siècles dans le seul but de briser leur pouvoir. Toute une littérature parfois assez fantaisiste naît à cette époque pour étayer toutes ces thèses.

 

Loin de s’éteindre à la fin des années 70, ce concept continue à prospérer, en empruntant certaines idées à Gaia et son créateur, James Lovelock, qui n’avait pour d’autre but que de démontrer via des théories scientifiques que la Terre est un organisme vivant capable de se réguler. Mais sa théorie a été subtilement détournée pour faire de Gaia une entité pensante, une planète-déesse que les hommes maltraitent et que seules les femmes comprennent.

En parallèle, le yoga moderne réinventé dans les années 60 (voir mon article) est prétexte à donner une assise philosophique à ce concept : on puise du côté du tantrisme qu’on résume à une pratique sexuelle : la femme est Shakti et c’est par elle seule que l’homme peut entrer en contact avec LA divinité grâce à des rituels sexuels.

Que dit vraiment le tantrisme ?

Prétendre au nom du tantrisme que la femme détient un pouvoir unique et différent de celui de l’homme de par sa nature, montre la méconnaissance de cette philosophie.

   Pour le tantrisme, Shiva/Shakti ne sont pas des pôles séparés, opposés, mais deux faces d’un tout unique. Cette représentation via des « divinités » rend compréhensible de façon simple et imagée la création de l’univers, son expansion, et de sa destruction. C’est un cours d’astrophysique accessible à tous. Si le corps est sexué, l’être humain, lui, est androgyne sur le plan de l’énergie  et sa dualité qu'il doit transcender est représentée par une polarité lunaire et solaire ;   le but du yoga est précisément d’utiliser celle-ci pour unir conscience et énergie dans le mille pétales afin de restaurer l’unité originelle. Le tantrisme ne réduit pas l’individu à son corps, envisagé comme un temple dans lequel l’alchimie est possible et qui reste un outil au-delà du genre.

 Vous avez dit Yin Yoga ????

 

Enfin, dans les mêmes années éclot un Yin Yoga : un pratiquant taoïste, Paulie Zink, avait eu l’idée de mêler arts martiaux et tai-chi à des postures de yoga : il invente alors ce qu’il appelle un Yang et Yin yoga, mélangeant le taoïsme et la philosophie indienne, mais à l'heure où chacun fait sa propre cuisine, son propre yoga, l'idée est chaleureusement accueillie. Certaines femmes se focalisent exclusivement sur le Yin Yoga, afin de célébrer leur féminin sacré.

 

Au fil du temps, de nombreux ouvrages sont publiés, ainsi que des jeux de Tarot, des grimoires magiques, et toute une panoplie d’objets pour honorer la lune. Des stages et des séminaires s’organisent animés par des femmes autoproclamées chamanes et coachs qui prétendent, via des pouvoirs acquis par une pratique magique, accroître ce potentiel chez leurs stagiaires …

Circé Waterhouse

Pourquoi ce féminin sacré ?

 

On peut sans doute comprendre les revendications de ces femmes soucieuses de s’affirmer face à un monde dominé par les hommes, dont la violence est parfois réelle puisqu’une femme sur 3 environ subit au cours de sa vie des violences physiques ou sexuelles de la part d’un homme, souvent un conjoint.  Mais dénaturer la notion de Shakti, de Yogini ou penser détenir un pouvoir magique grâce aux rituels lunaires ou au Yin yoga ne résoudra pas la violence qui règne dans notre monde ; elle risque même de provoquer un effet inverse : en excluant et en insistant sur le « genre » réduit à telle ou telle qualité, le clivage s’intensifie.  Tout cet ésotérisme n’apportera pas à ces femmes une émancipation véritable, et les acculera à un genre défini une fois pour toutes au lieu de leur donner les vrais outils de leur libération. 

 

Un exemple emprunté à l’art pour clore cet article : le cours de   Mia Frye dans les années 90 composé d’autant de garçons que de filles explorait des chorégraphies dans lesquelles les mouvements étaient autant féminins (ondulations, mouvements de bassin, de bras) que masculins (postures sur les mains, grande énergie physique, parfois presque violente). Et tout le monde s’appropriait cette énergie formidable, sans clivage. Le chorégraphe Maurice   Béjart lui-même l’a dit dans Boléro : un homme ou une femme peuvent danser cette œuvre, car le corps sexué ne compte pas. Seule l'énergie et l'intention donné au mouvement feront la différence.

 

 

 

  ,

 

 

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6 février 2026 5 06 /02 /février /2026 10:39

De nombreuses postures – sur la centaine qui existe – portent des noms d’animaux, ce qui peut au début faire sourire, ou au contraire surprendre. Pourquoi appeler telle ou telle posture le chameau, la sauterelle ou l’aigle ?

 

sauterelle pour débutant
La sauterelle pour débutant

Sans doute parce que le yoga tantrique plongerait ses racines dans des temps lointains – on parle de 10, 15 000 avant notre ère - à une époque où la relation à la nature était puissante, quotidienne, vitale. Sans doute encore car il ne peut y avoir de certitude, que les premiers « yogis » - le nom sonne quelque peu anachronique - observaient ce qui les entourait et, tout comme les chamanes, possédaient la capacité d’entrer en contact avec les forces de la nature, les arbres, l’eau, les animaux. Sans doute enfin, parce qu’en les observant, puis en entrant en contact avec eux, ils pouvaient éveiller en eux les qualités de l’animal. Mais pas seulement comme nous le verrons plus loin.

Au fil du temps, le yoga s’est structuré et divisé en de très nombreuses branches, mais le tantrisme a toujours considéré le corps comme un temple dans lequel l’union avec le tout est possible.

Les postures, asanas, ont pour but de mettre en vibration une certaine qualité d’énergie associée au souffle et à la conscience à travers le corps qui devient le creuset de cette alchimie.

l'aigle
l'aigle

À travers les postures qui portent le nom des animaux, le but premier n’est pas de « devenir l’animal », mais de mettre puissamment en vibration des centres d’énergie que Kundalini traversera lors de l’éveil,  tout en prenant la forme de cet animal ; ainsi, les postures les plus puissantes sont le cobra, l’aigle, le cheval, le chameau et la sauterelle. Voyons un peu cela en détail : dans le cobra, le yogi fait monter Kundalini de centre en centre, et s’il tient cette posture au moins 23 minutes, c'est-à-dire un gathika, elle suffit à elle seule. Dans la posture de l’aigle, il subtilise le souffle et apaise les vayus dans le cakra du cœur, ce qui lui permet d’avoir accès à l’énergie pure ; dans le chameau, le souffle subtilisé devient là encore pur prana grâce à visuddhi, le cakra de la gorge. C’est encore le cakra du cœur qui est mis en vibration dans le cheval, pour les raisons précédemment écrites, et dans la sauterelle, l’énergie pure inonde sushumna et active tous les points du feu.  

On voit que les principaux centres sont le pubis, le cœur, la gorge, et la sushumna. Ces postures, gardées comme je le disais un ou deux gathikas avec des rythmes qui avoisinent une respiration toutes les deux-trois minutes - sont le préalable à la suite de la séance. Une fois le corps énergétique ainsi mis sous tension, par son habileté, le yogi, grâce aux mudras et pranayama fera monter Kundalini de centre en centre, et unira celle-ci à la conscience pure en sahasrara, avant de la faire redescendre tout aussi habilement.

 

Vous voyez que tout cela est tout à fait inaccessible pour le commun des mortels qui pratiquent le yoga. Alors ? Ne

posture du chat
posture du chat

nous désespérons pas, car chacun avec ses propres « moyens » peut quand même éveiller une belle qualité d’énergie, et même à travers ces postures, acquérir les plus belles qualités de l’animal tout en mettant en vibration de façon certes modérée mais  réelle,  l’énergie des cakras.

Voici la liste : aux animaux déjà cités s’ajoutent la grenouille, le chien, le chat, la tortue, le corbeau, le poisson, la posture de la tête de la vache.

Ces postures sont un peu moins puissantes sur le plan de l’énergie, mais préparent cependant bien celle-ci à s’unir grâce au souffle à la conscience, et cela à travers le corps physique, point de départ de cette alchimie.

 

Reprenons une à une ces postures et voyons globalement ce qu’elles délivrent comme bienfaits dans une séance de yoga et quelles qualités elles permettent d’acquérir sur le tapis, si on les met régulièrement au programme

Les premières font beaucoup de bien au corps physique : il s’agit de la posture du chat, qui déverrouille le corps et prépare sushumna, du chien qui donne une incroyable vitalité, et, qui à travers les points du feu, éveille l’énergie tout en renforçant toute la structure ostéo-articulaire, de la posture de la tête de la vache, qui assouplit les épaules, tout en mettant en vibration le cakra du cœur.

Les suivantes offrent un panel de bienfaits extraordinaires :

Si la grenouille sur le ventre débloque le souffle et l’adhara solaire, celle en assise met en vibration tous les cakras le long de sushumna, tandis que le corbeau subtilise le souffle grossier, tout comme le poisson qui, mettant en vibration le cakra Svadisthana et Anahâta (pubis et cœur) plonge souvent le pratiquant dans des états de yoga Nidra s’il y reste longtemps, comme s’il flottait.

Les six dernières sont essentielles dans une pratique et peuvent être initiatique :

 

posture du cobra
posture du cobra
  1. Le cobra est LA posture pour faire monter l’énergie tout au long de sushumna. L’immobilité requise est puissante, et il est ainsi possible d’acquérir « une force tranquille ». Son pendant est la sauterelle, qui fait appel à la volonté pure pour que l’énergie se manifeste seule, prenne le relai. (Une des triades dont je parlerai plus tard, volonté, action, connaissance, Iccha, jnana, Kriya) De plus, elle entretient magnifiquement la jeunesse oculaire.
  2. Le cheval est LA posture pour apaiser les vayus (ce sont des courants d’énergie) dans le centre du cœur, et c’est une posture hautement initiatique si on peut la tenir longtemps… elle permet la montée de l’urdva retas dont je parlerai dans un autre article.
  3. Le chameau est très utile avant un pranayama car il met en vibration le souffle subtil grâce à visuddhi ; cette posture donne   beaucoup de souplesse et d’endurance, et permet de lâcher certaines peurs.
  4. L’aigle permet le lâcher-prise, éveille la vision intérieure, donne une forme d’impassibilité.
  5. La colombe qui assouplit tout le dos et les hanches,  éveille puissamment les qualités d’esthétique reliées à la notion de rasa, notion intraduisible, à la croisée de saveur, félicité, conscience de quelque chose de plus grand que soi, importante dans cette philosophie.
  6. Enfin, le lion furieux permet non seulement de faire monter une énergie puissante, mais aussi d'équilibrer les trois gunas ( dont je parle dans cet article ) et notamment rajas, qui, maîtrisé, permet précisément de mener à bien sa vie mystique, ou  sa vie tout court, selon.

 

Sur ce blog, certaines postures sont déjà détaillées, pour les autres, cela viendra. Comme toujours, d'abord en version pour tous, puis " pour aller plus loin".

 

On voit donc le lien subtil que le yoga tantrique entretient avec le chamanisme.

 

Un article est d’ailleurs en cours sur les différentes écoles de yoga ; celui auquel je me rattache appartient au shivaïsme du XIIe siècle, très différent des écoles de Patanjali par exemple, ou de la vision dualiste du Samkhya.

Mais j’expliquerai tout cela dans un prochain article !

 

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25 janvier 2026 7 25 /01 /janvier /2026 09:46

L'engouement pour le yoga dans les années 1960/1970 et l'enthousiasme que cela  suscita a un revers : la littérature new-age - voir mon article précédents'est emparé de ces notions et les a transformées de façon fantaisiste mêlant mystique et bien-être.

Comme ces clichés ont la vie dure, je propose une première vidéo et ce texte pour les curieux qui désirent connaître le point de vue des textes traditionnels tel  la satchakranirupana par exemple.

 

Il faut   imaginer  les cakras  comme des boules d'énergie pure situées le long du double énergétique de la colonne vertébrale qu'on appelle  la Sushumna et  les sentir plutôt dans le dos.  La notion de rayon que je mets entre guillements, est elle aussi symbolique et leur nombre est déterminé par celui des nadis en contact avec ces boules d'énergie.

 

Tant que Kundalini ne les a pas éveillés – ce qui ne se produit d’ailleurs que fort rarement – ils ne tournent pas mais n’en sont pas moins actifs. Ils renferment tous nos potentiels, nos identités génétiques et karmiques,  tout ce que nous pouvons développer dans nos vies, voir dépasser, harmoniser, unifier grâce au souffle. D'où l'intérêt du yoga qui permet par la pratique d'harmoniser ces boules d'énergie.

 

 

Muladhara cakra : C’est le cakra de l’énergie tellurique,  au dessus de l’anus ;  là où est endormie l’énergie vitale Kundalini, là où couve notre magma intérieur, notre feu intérieur.  

Il gère : l’odorat,  le nez, les pieds et la locomotion ;  les os,  la chair, etc.

  • Mot clé : Énergie vitale
  • quatre" rayons"  
  • Ses symboles : Carré jaune ; triangle rouge ; un  cobra entoure le linga noir moMot 
  • A travers toutes les pratiques de feu, on essaie d’éveiller l’énergie vitale  
  • Son LAM
  • Cette énergie Kundalini endormie montera  et quittera le corps à la mort,  donc il faut la préparer
  • Animal : éléphant

 

Svadista : C’est le cakra de l’eau : eau, goût, langue, bouche

  • Siège dans le pubis.
  • Il gère les émotions, le désir de possession sous toutes ses formes aussi 
  • 6 "rayons"- VAM- préhension, mains
  • Mot clé : Créativité sous toutes ses formes
  • Symbole : Croissant de lune, couleur blanche
  • Animal : Crocodile mythique – makara
  • Là où s’éveille le souffle subtil

 

Manipura : C’est le cakra du feu, juste sous le nombril

  • Relié au feu, à la vue, aux yeux, au ventre, à la digestion sur tous les plans, et aux autres points du feu dont le Muladhara.
  • Mot clé :  énergies de feu,  santé
  • Il gère les états du mental
  • Il a dix "rayons" couleur de nuages lourds de pluie
  • RAM – triangle rouge
  • Animal : le bélier

 

Anahâta : Cakra de l’air. Au centre du thorax et au dessus de l’Adhara solaire

  • Il a douze "rayons"    
  • Symbole : deux triangles enlacés
  • Il marque la limite entre notre animalité et notre spiritualité
  • En relation avec les contenus égotiques de l’être, ses réactions, ses sentiments, ses attachements.
  • Mot clé :  centre de l'équilibre sur tous les plans
  • apaiser les vents intérieurs qui   s'agitent dans ce centre et ne laisse pas l'individu en paix
  • Mantra YAM – le toucher- cœur- souffle- peau- sexe en relation avec le cœur
  • Animal : l’antilope

 

Visuddi : en relation avec l’éther, l’espace

  • Seize "rayons"
  • HAM – Ouïe, audition, parole, cordes vocales, oreilles, gorge
  • En relation avec le son.
  • C’est aussi le centre d’Urdva  Retas et  d’uddana, là où l’énergie se redresse et redresse tout en l’être humain.
  • Mot clé : c’est le centre de la pureté, là où l'énergie est encore androgyne
  • centre  puissant de guérison en yoga thérapeutique
  • là où le souffle devient pure énergie

 

Taluçakra : le cakra du vide, qui se trouve dans l’espace au fond de la gorge, vers l’occiput, on prend souvent l’image du trou noir ; là où se dissout la pensée dualisante ; en relation avec visuddi, le centre de purification. Ce centre permet de «  déprogrammer » nos contenus karmiques.

 

Ajna : entre les deux yeux /

  • Son OM ;
  • C’est le centre de commandement, le chef d’orchestre ; souffle, sens et connexion avec le mental se font dans ce centre
  • On l’appelle aussi Bhru cakra car Bhru la pierre frontale, en bouche le passage.
  • Deux rayons

 

 

Voici d’autres cakras «  extra personnels » pourrait-on dire d’une certaine manière :

 

  • Nirvana cakra : fontanelle ; nirvana signifie «  rien » dans le sens de vacuité, état de néant absolu ; il n’y a rien de connu à mettre

En relation avec le Sahasraha : état d’union de fusion, d’union, plus de dualité

 

  • Akasha : à la fin de Sushumna dans le Sahasraha ;  la fin de la Sushumna ne touche pas Sahasraha et pourtant Akasha qui est à la fin de la Sushumna touche Sahasraha

C’est là où la Kundalini finit son périple avant de sauter dans le néant de l’absolu

 

Ils sont si loin de notre entendement ordinaire qu’on les décrits pour le principe

 

  • Sahasraha : en dehors de la structure des cakras humains ; il est dans l’absolu

Personne à l’état ordinaire ne peut y accéder

La Sushumna elle-même n’y va pas ; il faut accomplir un saut pour l’atteindre, saut que fera Kundalini au moment de l’éveil ou de la mort

 

 

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10 janvier 2026 6 10 /01 /janvier /2026 15:56

Cette vidéo fait écho à un article écrit il y a peu de temps sur ce blog. Je sais que certains préfèrent lire, d'autres, écouter. Cette vidéo se veut précise, mais concise !

Bon visionnage et n'hésitez pas à poser vos questions en commentaires si vous en avez !

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28 décembre 2025 7 28 /12 /décembre /2025 13:33

L'article précédent dans un résumé pour une  version audio; les neurosciences disent qu'on retient mieux ce qu'on voit et qu'on entend par rapport à ce qu'on lit, donc, une petit vidéo plus condensée que l'article pour illustrer cela !

Bon visionage !

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25 décembre 2025 4 25 /12 /décembre /2025 11:48
Prana, svara, spanda :  le souffle,  la vibration et la pulsation cosmique

Sur le net, si vous cherchez le sens de prana, vous ne trouverez pas tout à fait la même définition selon les écoles et les textes. Les mystiques eux-mêmes ne sont pas d’accord entre eux dans leur vision du cosmos et de la place qu’y occupe l’être humain.

 

Le mot sanskrit prana, qu’on retrouve dans pranayama (prana + ayama, extension), se traduit souvent par souffle ou vie. N’entend-on pas en sanskrit : pranadhikas tvam me – « Tu m’es plus cher que la vie » ? Dans les courants tantriques, le prana est un principe cosmique qui imprègne tout dans l’univers, animé comme inanimé. Mais il ne faut pas le confondre pas avec l’un des cinq vayus (apana, vyana, samana, prana, udana) qui animent la structure énergétique du corps.

 

En français, le mot âme qui vient du latin anima, désigne un peu la même chose que le mot PRANA. C’est un principe qui anime tout dans l’univers : Objets, avez-vous une âme ? Le prana n’a rien à voir avec la vie purement biologique. Ce n’est pas non plus « l’air » qu’on respire, mais son énergie subtile. D’où les exercices de pranayama, qui activent le prana pur à travers les nadis. Cette énergie du souffle permet précisément de se passer de l’air grossier : il n’est alors plus nécessaire de respirer. 

 

Impossible ? La Shiva Samhita (III.53) l’enseigne clairement : « Les yogis doivent pouvoir retenir le souffle pendant trois ghatikas (72 minutes) avant d’espérer obtenir les siddhis. » Animés par le prana pur, les yogis éveillés suspendent en samadhi la respiration physiologique. Ils peuvent même rester longtemps sans manger, leur corps énergétique absorbant directement le prana cosmique qui les entoure. Le yoga éveille une partie de cette énergie du souffle, même chez le pratiquant ordinaire, via un kumbhaka volontaire.

 

Et alors ? Si l’air terrestre a été respiré des milliers de fois depuis l’origine de la vie, éveiller le souffle subtil permet de cesser d’être un pashu, un « animal du troupeau ». On aligne alors sa pulsation sur celle de l’univers, le Svara, dépassant ses contenus personnels pour se fondre – ne serait-ce qu’un instant, le temps de la pratique – dans le grand Tout. Le Svara est à l’échelle cosmique ce que le prana est à l’échelle individuelle.

 

À noter que les notions de lumière (jyoti), son (nada) et vibration (spanda) sont essentielles dans cette philosophie yogique. L’univers, issu d’une pulsation originelle consciente, se déploie par une vibration qui engendre tous les phonèmes. Du Aum primordial, l’énergie vibratoire (spanda) joue le jeu de la création et de la destruction. C’est Shakti, l’énergie de Shiva, qui se manifeste tout en restant unie à lui : Shiva/Shakti sont les deux pôles d’un Tout. Comme l’enseigne le Spanda Karikas (I.1) : « La conscience suprême, bien qu’immobile, palpite en tant que monde entier. »

 

Ainsi, en harmonisant sa pulsation personnelle sur le spanda cosmique – par le pranayama ou la méditation –, on s’accorde à cette vibration consciente. Ne fût-ce qu’un instant fugace, l’expérience de la fusion au Tout devient possible.

 

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13 décembre 2025 6 13 /12 /décembre /2025 10:16

Le yoga moderne, popularisé en Occident dès les années 60, a largement simplifié et adapté la philosophie indienne pour la rendre accessible à un public large, en privilégiant avant tout la dimension physique et psychologique. Et ce yoga a toujours bonne pressse aujourd'hui !

 

Comment cela s’est-il passé ?

 

 

Tout est parti d’une bonne intention, comme on le verra un peu plus bas, mais ce qui est sûr, c’est que les yogis indiens eux-mêmes ont vite compris qu’il y avait là une manne financière exceptionnelle, tel Maharishi Maesh Yogi, le guru des Beatles qui se rendirent à Rishikesh pour suivre des cours de méditation transcendantale en 1968. John Lennon et Ringo Starr flairent rapidement l’imposteur et plie bagage, suivi quelques temps plus tard par McCartney et Harrison lorsqu’ils apprirent que le yogi avait fait des avances à Mia Farrow qui était aussi du voyage avec sa sœur. Il en reste deux chansons, Sadie sexy et Dear Prudence.

Au pays de Galles où ils l’avaient rencontré, Paul McCartney avait été fasciné par la bonne humeur du personnage, et affirmait à qui voulait l’entendre qu’« il  suffisait de méditer une demi-heure le matin, et une demi-heure le soir pour être toujours de bonne humeur ! Et qu’en plus, grâce au mantra donné par le yogi, c’est facile car, dès qu’on se met à penser, on se dit « non, je ne pense pas » et hop, on retourne dans la méditation avec le mantra. Un jeu d’enfant ! Et on devient heureux tout le temps. »

 

Mandaté par son propre guru pour diffuser le yoga en Occident, Maharishi qui est doté des meilleures intentions du monde, comprend très vite qu’il doit l’adapter à un public occidental… il   vide le yoga d’une grande partie de sa philosophie, concentre la pratique sur les postures, et, au passage, prend soin de déposer la marque « méditation transcendantale ». Qu’est-ce que c’est ?  La méthode que vient de décrire Paul McCartney et qui consiste en la répétition d’un mantra que seul l’instructeur, moyennant finance, peut délivrer.

Il est indéniable que cette technique apaise et fait du bien, mais elle s’inscrit dans le cadre du développement personnel qui naît à ce moment-là, car le but recherché n’est pas la fusion avec le Tout, mais l’apaisement du mental et des émotions pour mieux gérer sa vie…

Dès lors on comprend que Deepak Chopra, le guru des stars américaines des années 80, formé par Maharishi lui-même qui est devenu une star entre temps, prendra le relai ; il ira même jusqu’à parler de «   médecine quantique » malgré les hurlements ou ricanements de la communauté scientifique, et écrira un livre sur le sujet, quitte à concéder des années plus tard « que c’était juste pour que ce soit vendeur… »

Mais pourquoi tout cela a-t-il si bien marché à l’époque ?

 

Tous ces courants s’inscrivent dans le contexte culturel de la guerre du Viet Nam qui a débuté en 1954 et ne s’achèvera que 20 ans plus tard avec la destitution du président Nixon.  

C’est à San Francisco, dans les années 60, que naît la contreculture, représenté par Alan Ginsberg et Jack Kerouac,

chefs de file de cette beat generation, qui sensibilise les jeunes à un autre mode d’existence que celui promut par les Etats-Unis :  – honneur, famille, patrie – On les appellera les « hippies ». Depuis une décennie déjà, la guerre enlève les oncle, père, frère, à ces jeunes qui savent que tôt ou tard, ils iront mourir à leur tour à des milliers de kilomètres des Etats-Unis, dans un conflit d’une violence extrême qu’ils ne comprennent pas. ( le What’s going on, 1971, de Marvin Gaye est l’une des nombreuses et extraordinaires chansons sur le sujet) Ces jeunes désirent aspirent à  un autre monde, avec d’autres valeurs, et il leur semble que ces nouvelles idées qui viennent d’Asie leur ouvrent la porte d’un nouvel art de vivre : paix, amour, vie en communauté, partage, art, spiritualité sont leurs maîtres mots. Et ce ne sont pas des paroles en l’air : une clinique gratuite - La Haight Ashbury Free Clinic (1967) - est ouvert à San Francisco, des repas gratuits sont distribués pour les plus démunis. D’autres Etats feront de même

Woodstock

 

Et justement, en 1969, le festival de Woodstock, « trois jours de musique et de paix » qui réunit 400 000 spectateurs au lieu des 50 000 attendus devient gratuit, car il est impossible de contrôler la foule qui envahit les champs loués par les agriculteurs au mois d’août aux organisateurs ; et pourtant, tout se passe dans la meilleure ambiance possible. Pour l’ouverture du festival, Swami Satchidananda, autre guru indien installé aux USA, incite les spectateurs à psalmodier le Om ; dans la foulée, des cours de yoga sont improvisés, ce qui marquera profondément les esprits.

 

Tandis que l’amour pour le yoga naît vraiment à ce moment-là aux Etats-Unis et va peu à peu se diffuser en occident à travers des ouvrages de vulgarisation du yoga qui gomment complètement sa dimension mystique, va naître en Angleterre porté par le courant New age, un nouveau concept qui a toujours aujourd’hui, beaucoup d’importance dans les cours de yoga.

 

 

Le concept de Gaia et la notion d’ancrage

 

 

Dans les années 70, le chimiste et biologique Lovelock suppose que la terre se comporte comme un organisme vivant capable d’autoréguler ses conditions physiques et chimiques pour maintenir la vie. Il nomme ce concept Gaïa en référence à l’une des premières divinités grecques qui naît après le chaos. L’idée fait mouche mais est rapidement récupérée par le courant New Age qui fait de Gaia une entité consciente, sacrée, maternelle, en un mot une énergie tellurique pure qui harmonisera l’être humain à sa planète. Bien sûr, Lovelock n’a jamais rien émis de tel, mais le concept de Gaia prend allègrement son envol, y compris dans le yoga, où va être créer la notion d’ancrage pourtant aux antipodes de la philosophie du yoga.

Une fois de plus, on passe de la vision mystique du yoga à une conception de développement personnelle à travers une idée farfelue mais poétique, qui donne l’impression aux doux rêveurs d’avoir une conscience écologique active.

 

 

Prenons un exemple concret : l’arbre, vrksasana : de nombreuses écoles vous parleront d’ancrage, du lien entre la terre et le ciel, de racines. ( article complet ici)

Ce qui n’existe absolument pas dans les écoles tantriques, bien au contraire. Dans ces écoles, le corps s’efface complètement dans cette posture pour ne laisser que la vibration à partir du cœur ; tout le reste disparaît, il ne reste qu’une pulsation, une vibration qui va suivant le savoir-faire des yogi être unie à  la conscience … pas d’ancrage, pas de racine, mais un accès à quelque chose qui dépasse largement l’individu pour l’englober dans quelque chose de plus vaste que lui et qui n’est ni du domaine de Gaia ou du   ciel, Ouranos… mais dépasse et englobe tout cela pour le fondre au Tout, de façon plus ou moins durable, là encore, suivant le savoir-faire des yogis.

 

Pour des pratiquants occasionnels, l’arbre sera l’occasion d’expérimenter le lâcher-prise, et grâce à l’équilibre et l’immobilité, de mettre en vibration de façon modeste mais réelle, le cakra du cœur. Ils sentiront que quelque chose d’indicible mais d’infini les habite réellement.

Tout cela est-il important ?

 

Non, absolument, on ne sait jamais où un chemin va nous conduire,  mais il est toujours utile de savoir pourquoi on fait les choses et dans quel courant de pensée on s’inscrit, comment celui-ci s’est formé au fil du temps,  et pourquoi, au bout d’un moment, tout le monde adopte  des idées qui ressemblent à des vérités, alors que tout n'est  que question de point de vue.

 

Un autre article sur l'arbre et la notion d'ancrage à lire ici

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10 novembre 2025 1 10 /11 /novembre /2025 14:55

Voici une courte vidéo pour présenter succinctement   la structure énergétique ; aujourd'hui, quelques points de repère rapides sur les nadis et les cakras.

Cette vidéo est conçue tout spécialement pour ceux qui se mettent au yoga.

Sur ce blog, vous trouverez, si la question vous intéresse, de nombreux articles de fond.

D'autres vidéos de ce type à venir !

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